Si vous en avez l’occasion, je vous conseille Viva Zapatero au cinéma. Ça en dit long sur les grandes manipulations et les petites lâchetés qui font désespérer de la démocratie.Certes, la France n’est pas l’Italie et Chirac n’est pas Berlusconi. D’ailleurs, Sabina Guzzanti insiste sur la liberté de ton et d’expression en France (Guignols de l’Info et Karl Zéro à l’appui).
Et pourtant ... vous n’avez jamais eu l’impression de regarder un document (INA) de l’ORTF, colorisé, le 31 décembre, ou il y a quelques semaines après la crise dans les cités, ou encore le 14 juillet sur fond de verdure élyséenne, ou " débattant " sans contradicteurs avec les jeunes pendant la campagne pour le référendum sur la constitution européenne ?
C’est pourtant ainsi que s’exprime le président de la République, en 2005, dans une belle démocratie moderne.
Alors, pas de censure mais pas de questions qui fâchent et posées exclusivement par des journalistes choisis, s’il vous plaît. Et à l’occasion, une petite hagiographie sur France 2 et un show privé sur France 3 pour Bernadette. Chaînes publiques présidées par le " confesseur " de la même Bernadette.
Cela dit, le gouvernement n’intervient plus dans les nominations de patrons de l’audiovisuel public ... ce n’est pas comme si le président du CSA (qui lui les nomme) était un ancien leader politique de la droite, non, ce serait inimaginable dans une démocratie moderne comme la France, n’est ce pas ?
Vivement un documentaire sur les coulisses du CSA ! En attendant, on peut toujours soutenir l’appel à des états généraux pour une information et des médias pluralistes



