lundi 31 décembre 2007

Bonne année 2008 !

2007 s'achève, vive 2008 ! Pour finir l'année en beauté, je vous propose une très belle escapade musicale avec le mystérieux Lou Bond.

L'unique album de Lou Bond a été enregistré en 1974. Accompagnée par l'orchestre symphonique de Memphis, cette chanson est une magnifique balade soul que vous réécouterez plusieurs fois. A mi-chemin entre Marvin Gaye et Terry Callier, il ne sert à rien de chercher Lou Bond chez le disquaire, vous ne le trouverez pas !


Je vous souhaite une très belle année 2008 !
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dimanche 30 décembre 2007

vendredi 28 décembre 2007

Le Monde s'intéresse à Isoré

Le géant Isoré continue à recevoir les honneurs de la presse, 7 mois après son retour. Après le JDD, Le parisien, Télérama, Libération...C'est aujourd'hui le quotidien Le Monde qui s'en fait l'écho. Un bel article avec une belle photo, quel honneur ! Il ne reste plus qu'à réaliser le financement du livre et la boucle sera bouclée.


jeudi 27 décembre 2007

Julien Gracq restera

Il est mort comme il a vécu : simplement. Gracq, c'était l'anti-sarko. Toute sa vie il a refusé les honneurs et les prix. Retiré depuis des années en vieil ermite, à Saint-Florent-le-Vieil, sur les bords de Loire entre Nantes et Angers, Julien Graq était pour moi, depuis longtemps, l'une des plus grandes plumes de la littérature française. Son oeuvre principale, Les rivages des syrtes, mélange d'intimité et de surréalisme, lui a valu un prix Goncourt qu'il refusa en 1951.
Louis Poirier, alias Julien Gracq était aussi un enseignant, d'abord à Nantes en 1936, puis à Quimper, et à Paris au lycée Claude Bernard. Excepté le Château d'Argol en 1938, son oeuvre est principalement publiée après-guerre. Il publie son second roman en 1945, Un beau ténébreux, où se ressent toujours l'influence du surréalisme et de la mythologie celtique. C'est en 1951, avec les rivages des Syrtes, que l'écrivain ligérien va commencer à connaître le succès. A partir des années 70, Julien Gracq va publier une série de romans et de nouvelles qui font la part belle à sa vocation de géographe. Ces textes sont plus considérés comme des "vues" instantanées que comme des fictions. Je citerai Lettrines (1967 et 1974), Les Eaux étroites (1976), En lisant, en écrivant (1981), La Forme d'une ville (1985), Autour des sept collines (1988) et Carnets du grand chemin (1992).

Homme discret et secret, il vivait retiré depuis de nombreuses années dans son petit village d'Anjou, fuyant les cercles médiatico-littéraires de la capitale. Son oeuvre exigeante, traduite en de nombreuses langues, est entrée de son vivant dans la collection de la Pléiade (2 tomes, 1989 et 1995) et fait l'objet de nombreux essais littéraires et thèses universitaires.

mercredi 26 décembre 2007

RESF lance une campagne de lettres à envoyer au ministre de l'Immigration

Le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) a lancé depuis lundi et jusqu'au 31 décembre une campagne de lettres qu'il demande aux militants ou simples citoyens d'envoyer au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux pour raconter la vie d'un sans-papiers.

RESF compte sur "tous ses militants, amis, voisins, camarades de classe, parents d'élèves, enseignants, collègues" des familles en situation irrégulière pour écrire et envoyer à M. Hortefeux "un courrier relatant la vie d'une personne ou d'une famille", selon un communiqué.
Il s'agit de "témoigner de la place qu'occupent dans la société tous ceux que le ministre veut expulser" et de "manifester haut et fort qu'aucune politique ne traite seulement de chiffres". Pour RESF, "leurs vies, celles des sans-papiers, et les nôtres, ne se réduisent pas en équations, ne se réduisent pas à un chiffre - 25 000 (objectif gouvernemental d'expulsions pour 2007, ndlr)- et à trois lettres - ADN".

"On a eu cette idée parce que nous sommes dans une période où les enfants envoient leur lettre au Père Noël : il semble important que la population fasse part directement au ministre de son sentiment sur sa politique", a expliqué à l'AFP Richard Moyon, porte-parole de RESF.
"M. Hortefeux fait vraiment tout ce qu'il peut pour que des enfants de sans-papiers passent le meilleur Noël possible, avec des parents en rétention", a poursuivi M.Moyon, prenant en exemple le cas d'un père de famille malgache qui a refusé d'embarquer dimanche matin à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, a été placé en garde à vue et devrait être jugé lundi en comparution immédiate.

Parrain élu de plusieurs familles, je vais m'adresser aussi au ministre. Parmi les familles que je parraine, je pense à deux cas en particulier. La père de la première famille est arrivé pour la première fois en France, en 1983 ! 3 de ses 4 enfants sont nés ici. Cette famille répondait parfaitement aux critères de la circulaire Sarkozy en juin 2006, leur demande a pourtant été rejetée. Le deuxième dossier concerne une jeune majeure haïtienne qui vit sous la menace d'une obligation de quitter le territoire. Elle est venue en France il y a 18 mois pour rejoindre sa mère installée ici et mariée avec un français. La seule famille qui lui reste en Haïti est sa grand-mère qui est gravement malade et qui n'est pas en mesure de l'aider. Son retour en Haïti l'exposerait à de nombreux dangers.

vendredi 21 décembre 2007

Menus de la Caisse des écoles, semaine du 24 décembre

Voilà les vacances ! Pendant les fêtes, les centres de loisirs seront ouverts, y compris les 24 et 31 décembre.

Retour sur l'article de Bakchich.info sur la cantine à Paris

Le site d'information Bakchich.info vient de publier un article sur la restauration scolaire à Paris. Cet article laisse entendre que le Maire de Paris et sa majorité ont délaissé ce sujet majeur depuis 2001. Pire, l'article s'appuyant sur une partie d'un rapport d'audit de l'Inspection Générale de la Ville de Paris sur les Caisses des écoles (ce rapport prend en compte des données de 2004), accuse la Ville de Paris de ne pas corriger les inégalités sociales entre les arrondissements.
A Paris, ce sont les Caisses des écoles qui gèrent la restauration scolaire. Chaque caisse est autonome dans son arrondissement. Ses financements proviennent pour moitié des recettes familiales et pour l'autre moitié des subventions de la Ville. La subvention est calculée sur la base du nombre de repas servis dans l'arrondissement.

Depuis 2002 et la mise en place de la nouvelle majorité, le mode de calcul des subventions a évolué afin de corriger les inégalités sociales entre les arrondissements. L'article le reconnaît d'ailleurs timidement. Ainsi, 15 % de la subvention est calculée uniquement en fonction de critères sociaux. D'autre part, la subvention contractuelle est désormais versée sur la base d'un contrat d'objectifs incitant les caisses a adopter une politique dynamique (tarification sociale, organisation de séjours de vacances, introduction de produits bio...).

Je ne vais pas nier que l'équilibre financier des caisses est disparate selon les arrondissements. Mais ce que je reproche à l'article de Bakchich.info, c'est de laisser entendre que nous n'aurions que faire des arrondissements défavorisés. Quand nous avons été élu en 2001 dans le 14e, nous avons trouvé une Caisse des écoles endormie, avec des comptes très excédentaires. Seulement 20 % des familles bénéficiaient alors d'une tarification sociale, le bio était inexistant, un très faible nombre de séjours de vacances (une soixantaine environ) étaient proposés, les agents ne bénéficiaient pas de formation continue et de prime de fin d'année. Depuis, les choses ont vraiment changé. Nous avons instauré une tarification sociales selon le quotient familiale (70 % des familles bénéficient aujourd'hui d'un tarif réduit), nous avons introduit le bio et des produits de qualité, la préparation des repas sur place a été pérennisée, plus de 300 séjours et mini-séjours sont proposés aux familles chaque été, des cycles de formation sont proposés aux agents, les aides-cuisines ont été mensualisées et tous les agents bénéficient d'une prime de fin d'année.

Si nous avons pu mettre en place cette politique tout en assurant un équilibre de nos comptes, c'est parce que la Ville de Paris nous a soutenu et encouragé dans cette démarche. Cela est vrai dans le 14e, comme dans les arrondissements de l'est parisien. Progressivement, la part des subventions de la Ville aux caisses des écoles prenant en compte les disparités sociales augmente. A l'avenir, il faudra constituer des groupements de commandes au niveau parisien pour les achats de denrées alimentaires. Cela permettrait d'améliorer grandement la qualité de nos produits et d'avoir un recours mieux maîtrisé au bio et à l'agriculture raisonné. Oui, comme le dit Bakchich.info, il reste du pain sur la planche, mais ce n'est pas correcte de laisser entendre que nous aurions fait preuve d'immobilisme.

jeudi 20 décembre 2007

2 ans ! Et après ?...

2 ans déjà ! Le 20 décembre 2005, je rédigeais ici même mon premier article. Depuis, 710 autres ont suivi, un peu moins de 2000 commentaires ont été déposés. J'espère que vous continuez à apprécier la lecture de mes articles et mon regard sur l'actualité éducative au sens large.

A l'approche des élections municipales, je m'interroge évidemment sur la tournure que va prendre ce blog. Je vous l'annonce aujourd'hui, puisque la liste a été validée par les adhérents et les instances nationales du Parti Socialiste, je suis candidat en position éligible sur la liste conduite par Pierre Castagnou aux élections municipales qui se tiendront les 9 et 16 mars prochain. Je vais donc vivre pleinement cette campagne électorale de l'intérieur.

Vous êtes environ 5000 à lire mensuellement mes articles. Et majoritairement, vous habitez ou vous vous intéressez à l'actualité du 14ème arrondissement de Paris. Aussi, suis-je curieux de connaître vos attentes :

Souhaitez-vous que je poursuive un traitement de l'actualité éducative locale et nationale ? Souhaitez-vous que ce blog devienne une caisse de résonance parmi d'autres de la campagne électorale de Bertrand Delanoë à Paris et de Pierre Castagnou dans le 14e ? Souhaitez-vous contribuer par vos propositions au débat ? Souhaitez-vous un peu de tout cela à la fois ?

J'attends vos commentaires...

mercredi 19 décembre 2007

L'histoire de Sabah

Un peu par hasard, très tard hier soir, j'ai eu la chance de tomber sur le moyen métrage de Farid Lozès, diffusé sur France 2, "Sabah". Sabah, une jeune femme de vingt-six ans, s'occupe de l'association Malices, qui dynamise un quartier autour de projets culturels. Une équipe de télé vient faire un reportage sur cette association. A travers le portrait de Sabah, on découvre une banlieue qui bouge et l'existence d'une jeunesse en demande de moyens culturels et artistiques. Je ne vous raconte pas la suite, à vous de la découvrir ici.
Produit par l'Association AS DE PIC (une toute petite association), ce film a été tourné dans les conditions d'un documentaire (ayant manqué le début du film, je croyais qu'il en s'agissait d'un !). Bien que fictionnelle, cette histoire évoque de manière très réaliste quelques aspects des difficultés sociales qui frappent les quartiers populaires urbains.

Le film a été tourné en 2004 avec une simple caméra DV. Le pari artistique était de démontrer qu'avec une maîtrise scénaristique, de très bons acteurs, on pouvait raconter une histoire aussi prenante qu'un film de cinéma et aussi réaliste que le prétendu réel de la télévision. Le film pose la question de la responsabilité collective et individuelle des jeunes d'un quartier (fictif) dans un fait divers dramatique (fictif).

C'est aussi la question du traitement télévisuel porté sur la violence dans les banlieues, thème devenu un genre en soi : à la différence d'une grande partie des reportages de télévision sur les "quartiers", le choix narratif de Sabah ne nous fait pas découvrir la "cité" du côté des policiers, mais à travers le portrait d'une jeune présidente d'association de quartier. Qu'est-ce que l'on découvre ? Et bien rien d'extraordinaire, si ce n'est une association de quartier qui se bat avec difficulté pour faire avancer ses projets, dont la réalisation d'un film.

En regardant ce film, j'ai pensé au projet de l'école élémentaire Maurice Rouvier dans le 14e, "Voyage vers une identité forgée". Ce projet très ambitieux est une création collective des enfants eux-mêmes avec leurs enseignants, leurs animateurs, des artistes et une metteur en scène Anna Vilas autour des racines de chacun. L'objectif est de produire une oeuvre théâtrale au théâtre du Rond-Point. Tout le travail autour de cette création donnera lieu à un documentaire filmé. Mener à bien un tel projet coûte cher. Il faut convaincre beaucoup de monde pour réunir les fonds, un peu comme Sabah... Lundi soir, le Conseil d'administration de la Caisse des écoles a voté une subvention de 2000 € pour ce projet. Là aussi, il a fallu faire face à la réticence de certains...

Dans des quartiers, où les habitants connaissent plus que d'autres des problèmes d'habitats, de discriminations et évidement de chômage et d'inégalités scolaires, le soutien à des projets ambitieux et mobilisateurs s'impose pour faire face à la montée de la violence et du communautarisme.

mardi 18 décembre 2007

La tête contre les murs

Nous vivons dans une époque où les potins, la futilité occupent l'essentiel du champs médiatique. Et pendant ce temps-là, rien ou si peu sur des lois, particulièrement dangereuses à mon sens, pour nos libertés individuelles et les fondements de notre justice. Je n'ai pas l'habitude d'évoquer ces questions sur mon blog, mais là je ne peux pas me taire !

Le projet de loi Dati créant la « rétention de sûreté » dans notre droit pénal, pour tout criminel condamné à 15 ans de prison pour fait de pédophilie, est débattu cette semaine par les députés. Que dit ce projet ? Après l'achèvement de sa peine, après avoir "payé sa dette à la société", le condamné pourra être "retenu", placé dans un "centre sociomédico-judiciaire de sûreté", par une décision d'une commission de magistrats pour une durée d'une année, renouvelable, parce qu'il présenterait selon des experts une "particulière dangerosité" entraînant un risque élevé de récidive.

Ce retour aux pires moments de notre histoire contemporaine est une rupture profonde de l'orientation de notre justice. Le justiciable n'est plus seulement condamné pour les actes commis mais peut être enfermé pour le crime virtuel qu'il pourrait également commettre. Ce texte est en contradiction totale avec tous les principes du droit et les textes internationaux signés par la France : jusque là, on n’était puni que pour un délit commis et reconnu comme tel par un procès public. Dorénavant, il suffira d’être considéré comme potentiellement dangereux pour être privé de liberté.

Si le texte est aujourd'hui limité aux pédophiles, rien ne garantit qu'à l'avenir, qu'il ne verra pas son champs d’application étendu. Robert Badinder a justement rappelé dans une tribune publiée récemment dans le Monde, que nous n'avions aucune garantie pour l'avenir : "Est-il besoin de rappeler que ce concept de dangerosité demeure incertain dans sa mise en oeuvre ? Et l'expérience des dernières années laisse présager qu'au premier fait divers odieux, échappant aux catégories criminelles visées par la "rétention de sûreté", celle-ci sera aussitôt élargie à tous les auteurs des crimes les plus graves, qu'il s'agisse de violeurs ou de meurtriers. Et l'on verra s'accroître toujours plus le domaine d'une "justice" de sûreté, au détriment d'une justice de responsabilité, garante de la liberté individuelle."

Ce concept de "justice de sûreté" nous est directement importé des États-Unis d'Amérique. Il est en train de gangrener notre droit, on le voit avec la multiplication des lois répressives comme les peines planchers, la récidive ou la responsabilité pénale des mineurs, votées au cours des dernières années. C'est une vision de la société, que le sociologue Loïc Wacquant a parfaitement dépeinte, il y a 8 ans, dans son livre intitulé "les prisons de la misère". Il y décrivait avec justesse le basculement de l'Etat-providence à l'Etat-pénitence. Le résultat est aujourd'hui catastrophique. Les Etats-Unis comptent aujourd'hui plus de 2 millions de détenus et la criminalité n'a pas diminué.

La répression, la prison ne pourront jamais contenir les désordres de notre monde, de notre société. Mais aux yeux de l'opinion, il est tellement plus simple de conclure à la prédisposition génétique d’un pédophile que de s’interroger sur ce qui a pu conduire un homme à cette déviance...

De nombreux mouvements et associations appellent « les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne » sur la rétention et invitent chacun à s’exprimer en envoyant un courriel à l’adresse du Genepi (Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérées) : contrelaretentiondesurete@genepi.fr. Tout cela est moins glamour que Nicolas et Carla, mais j'espère que Match ou l'Express (et bien d'autres) feront l'effort de couvrir cette question importante...

lundi 17 décembre 2007

A lire : "Les relations parents-enseignants à l'école primaire"

Les relations parents-enseignants à l’école sont souvent complexes. Jean-Louis Auduc vient justement de publier un ouvrage intitulé "Les relations parents-enseignants à l'école primaire". Il répond à un double besoin d’explication et de propositions concrètes à partir d’expériences de terrain. Son originalité est de donner largement la parole à des professeurs d’école stagiaires qui ont exploré la relation parents-enseignants à travers leur expérience professionnel, articulant détour historique, réflexion théorique, observations et expériences pratiques.

Au-delà de leur formation initiale, ils dessinent les contours d’une compétence professionnelle essentielle : rendre l’école lisible pour tous les parents, condition indispensable pour un dialogue de qualité avec toutes les familles, enjeu d’une véritable démocratisation de l’école et porteur de réussite scolaire pour les jeunes.

Jean-Louis Auduc est directeur des études du premier degré à l’IUFM de l’académie de Créteil. Ce livre est publié dans la collection "Professeur aujourd’hui". Cette collection nationale du réseau SCEREN-CNDP-CRDP est née d’un partenariat entre le CRDP et l’IUFM de l’académie de Créteil. Elle s’adresse prioritairement à ceux que l’on appelle « les nouveaux enseignants » mais aussi, plus largement, à tous ceux qui continuent à rechercher les voies d’une professionnalité assumée.

vendredi 14 décembre 2007

Menus de la Caisse des écoles, semaine du 17 décembre

Plein de bonnes choses dans les repas proposés la semaine prochaine. Comme tous les ans avant les vacances de fin d'année, les enfants auront le plaisir d'apprécier le menu de Noël, avec son lot de surprises...


jeudi 13 décembre 2007

Charléty sur neige : des animations sportives gratuites à partir du 22 décembre !

La mairie de Paris, avec les 13e et 14e renouvellent l'opération “Charléty sur neige”. Les 4 à 16 ans vont pouvoir goûter aux joies des sports d’hiver en plein Paris. Au programme, luge, ski, escalade, jardin des neiges, tyrolienne, et, nouveauté cette année, le chien de traîneau. Les activités sont gratuites. Le matériel fourni contre une pièce d’identité.
Charléty sur neige débute le 22 décembre pour s'achever le 3 janvier. Le site sera accessible du lundi au vendredi, de 13h30 à 18h ; le week-end de 10h à 13h et de 14h à 18h (fermé les 25 décembre et 1er janvier)

Le Stade Charléty est situé 99, bd Kellermann dans le 13ème arrondissement - RER Cité Universitaire - T3 stade Charléty

Quand il s’agit d’école, je préfère le maximum

Avant d’évoquer un « service minimum » les jours de grève dans les écoles, il me semblerait plus urgent de prendre à bras le corps la question de l’échec scolaire, des moyens de l’école, de l’orientation des élèves, du nombre d’élèves par classes, des enseignants et de leur formation, etc. « Service minimum », l’expression est d’ailleurs déplorable.

Eric Ferrand, Adjoint (MRC) de Bertrand Delanoë chargé de la vie scolaire a publié hier un communqiué de presse dans lequel il exprime à juste titre son opposition, à l'annonce de Xavier Darcos sur l'instauration d'un service minimum en cas de grève dans les écoles, assuré par les collectivités locales. Je sais pertinemment que vous êtes nombreux à ne pas partagée cette position. Mais, il y a des principes sur lesquels, nous ne pouvons transiger.

"Les jours de grève dans l’Education Nationale, le Ministre Darcos souhaite financer la "garde des élèves" par les communes grâce aux retenues sur salaires des personnels grévistes. Cette mesure sonne comme une provocation. Elle a pour objectif, une fois encore, d’opposer les français les uns contre les autres. Elle manifeste un égal mépris envers les enseignants et les personnels des collectivités et vise à la fois à minimiser la portée des mouvements sociaux et exonérer le gouvernement de ses responsabilités.

Faut-il rappeler que le droit de grève est un droit garanti par la Constitution qui n’accorde aux collectivités aucune prérogative de briseurs de grèves ? Les collectivités locales construisent des politiques éducatives périscolaires et n’ont aucunement vocation à se substituer aux enseignants pour la sauvegarde du service public de l’Education.

Plutôt que de tenter de casser le droit de grève dans l’éducation nationale, le gouvernement serait mieux inspiré de consacrer son temps et son énergie à lui donner les moyens de fonctionner correctement. Cette politique, qui conçoit l’élève et sa famille d’abord comme des consommateurs, et non plus comme des citoyens, travaille, comme avec la suppression de la carte scolaire, à la déconstruction de notre système éducatif."

mercredi 12 décembre 2007

L'hégémonie culturelle de l'individualisme

Notre société a beaucoup changé. Plus le temps passe, plus le citoyen s'efface devant le consommateur et l'individu. Dans un pays, où les inégalités sociales, professionnelles, scolaires se creusent, c'est de plus en plus le règne du chacun pour soi qui l'emporte. Et la réponse des partis politiques est malheureusement d'entériner, d'accepter de fait que ces inégalités font parties ad vitam eternam de notre paysage social. Dans un monde, dans un pays, où la vie est difficile pour beaucoup, l'individualisme est présentée comme la seule réponse pour échapper aux maux de notre société.

Pour beaucoup, l’école est un lieu de l’échec, d’humiliations parfois. Or, l’école doit contribuer à compenser les inégalités sociales, à susciter la curiosité, le goût de l’étude, la tolérance, l’ouverture. Mais malgré le travail et le sérieux des enseignants, force est de constater que loin de réduire les inégalités sociales, l'école les reproduit largement.

En annonçant hier, coup sur coup, qu'il instaurait dès la rentrée 2008 un service minimum dans les écoles primaires et qu'il supprimait de facto la carte scolaire des collèges, Xavier Darcos va probablement satisfaire beaucoup de parents. Mais sur le fond, le Ministre de l'éducation nationale ne fait que fragiliser encore plus notre contrat social.

L'instauration d'un service minimum en cas de grève, grâce au coucours des collectivités locales (je me demande bien comment), revient purement et simplement à une remise en cause du droit de grève des enseignants. Cette mesure est en plus complètement démagogique et voudrait laisser croire que les journées de grèves sont en augmentation, ce qui est complètement faux. Le SGEN-CFDT rappelle que le jour de grève par an est très réduit et diminue régulièrement.

J'ai déjà abondamment commenté la suppression de la carte scolaire. On sait déjà que cette mesure ne va que renforcer les inégalités et la ségrégation. Les exemples anglais et néerlandais nous le prouvent malheureusement. Là aussi, on valorise le consommateur, en validant l'idée d'une hiérarchie de l'offre éducative. La libre concurrence entre établissements ne permettra pas une réduction des inégalités, bien au contraire. Cette mesure relève avant tout d'un choix idéologique.

mardi 11 décembre 2007

Fermetures de classes : à la veille des municipales, on ne parle pas des questions qui fâchent...

C'est le SNPI-fsu, syndicat des inspecteurs IEN de la FSU, qui a vendu la mèche. Selon lui, le ministère de l'Education Nationale a transmis des consignes orales aux inspecteurs d'académie, via les recteurs d’académie, pour que les opérations de gestion d’ouvertures et fermetures de postes dans les écoles du premier degré n’aient pas lieu avant la fin des élections municipales, le 16 mars prochain !

La plus grande discrétion leur a été prescrite sur ce dossier, notamment envers nous les mairies. Or, d’ordinaire, la procédure commence en décembre et s’achève en février. Résultat, cette consigne risque de perturber le mouvement des enseignants. Le report à début avril amènera en effet à une compression du calendrier : réduisant de 2 mois la concertation préparatoire à l’élaboration des mesures, compliquant les décisions municipales consécutives aux ouvertures de classes (commande de matériel, travaux…) et perturbant les opérations de mouvement des personnels avec des risques de retard dans les affectations.

Évidemment, les 11 200 suppressions de postes annoncées pour l'Éducation nationale dans le budget 2008, ne passeront pas inaperçues dans nos écoles. Et à la veille des élections municipales, le ministère cherche à mettre le couvercle sur les questions qui fâchent. Cela s'appelle une manoeuvre politicienne, qui en définitif se fait au détriment des élèves et des personnels.

lundi 10 décembre 2007

Des arbres de noël pour vos enfants dans le 14e !

C'est la fin de l'année et comme tous les ans, les associations et la mairie du 14e proposent aux enfants des arbres de noël. Voici les principales initiatives :

Mercredi 12 décembre, aprés-midi récréatif pour les enfants des centres de loisirs maternels. A 14h, le maire, le Père Noël et moi accueillerons environ 400 enfants sur le parvis de la mairie pour un lâcher de ballons multicolores. Ensuite, les enfants assisteront à un spectacle. A l'issue du spectacle, chaque centre de loisirs se verra remettre un cadeau offert par la mairie du 14ème. L'après-midi se conclura par un goûter offert par la Caisse des Écoles dans le salon des "Quatre Saisons".

Samedi 15 décembre, à 14h au gymnase Didot (18, avenue Marc Sangnier), arbre de noël du quartier "Politique de la ville " organisé par le LOREM et les Centres d'animation Vercingétorix et Marc Sangnier. De 14h à 18h, les enfants pourront profiter d'un spectacle, de jeux, d'animations et d'une remise de cadeaux. L'entrée est gratuite, mais vous devez préalablement inscrire votre enfant en téléphonant au 01 45 43 18 57.

Enfin Dimanche 16 décembre, l'association Urbanisme et Démocratie organisera son traditionnel "Petit Bazaar de Noël" à partir de 14h dans le “jardin des fêtes” (2, rue des Thermopyles). Au programme un braséro, un concert, un spectacle de magie, un marché d’artisans amateurs, du vin et du chocolat chauds. La buvette est participative !

dimanche 9 décembre 2007

Pourquoi envie t-on le modèle éducatif de la Finlande ?

La Finlande, la Finlande, encore la Finlande. Le dernier rapport PISA (2006) place encore les élèves finlandais largement en avance, loin devant les petits français. Depuis la publication du rapport, tous les regards, y compris celui de notre ministre, se tournent vers ce pays scandinave. Mais comment font-ils pour obtenir de tels résultats ? Voici quelques réponses, mais certainement pas toutes.

- D'abord l'école est obligatoire (ce qui n'est pas le cas en France) et gratuite jusqu'à 16 ans. Mais quand on dit gratuit, c'est pour toute la scolarité, transport scolaire, fournitures, repas chauds, sorties et voyages d'études compris.
- Jusqu'à 16 ans, tous les élèves bénéficient des mêmes programmes. Il n'y a pas de spécialité. ( à méditer pour ceux qui veulent remettre en cause le collège unique).
- Les profs peuvent enseigner à tous les niveaux : du CP à la Terminale
- Les professeurs enseignent le plus longtemps possible au même groupe. Les profs de langues peuvent suivre les élèves 10 ans. Les relations humaines sont très importantes et valorisées.
- Il y a 190 jours d'école. Les cours sont de 45 minutes suivis de 15 minutes de récréation. Les plus jeunes sont à l'école de 8h à 13h (19h/semaine), les autres, de 8h à 14h ou 15h (23h pour les ce2 et cm1, 24 h pour les cm2 et 6e et 30 h pour les 5e, 4e et 3e). L'année débute vers la mi-août et se termine le samedi de la dernière semaine de mai.
- Après l'enseignement fondamental, il y a deux choix:
- les lycées dans lesquels on doit étudier les matières de base ;
- la formation professionnelle: pour y entrer il y a des tests très exigeants.
Mais pour accéder à ces deux options, il faut réussir dans toutes les matières.

Si les programmes sont uniformisés, les enseignements sont différenciés selon les élèves. Ainsi, le dépistage précoce des élèves difficulté est une préoccupation principale. Si une difficulté est décelée, il y a toute une équipe de spécialistes au sein de l'établissement ou dans une école voisine pour favoriser la compréhension.
- Chaque établissement est autonome et dépend de la commune : on choisit les profs, l'achat du matériel...
- La notation des élèves n'arrive pas avant la 5e. On se centre sur ce que l'enfant sait plutôt que sur ce qu'il ne sait pas. À partir de la 5e, ils ont des notes chiffrées (de 4 à 10) et des commentaires positifs pour les matières dites importantes. On est plus axé sur les capacités. Les critères du bon élève ont été définis au niveau national pour chaque matière et permettent de noter ainsi équitablement tous les élèves (nous faisons exactement le contraire en France).
- 99,7% des enfants obtiennent le certificat de fin d'études. Le 0,3% vient des handicapés graves...
- Il y a peu de différence entre les écoles rurales et les écoles urbaines si ce n'est que les écoles éloignées bénéficient de meilleurs équipements technologiques. Les nouvelles technologies sont intégrées dans toutes les matières.
- Les devoirs à la maison sont des travaux écrits. Mais c'est en Finlande qu'ils travaillent le moins longtemps.
- Parmi les clefs du succès, la qualification des enseignants et de la formation continue, ce qui oblige les professionnels à se remettre en cause.
- Le nombre moyen d'élèves par classe est de 18 ! (contre 26-27 en France)

Pour conclure, on l'aura bien compris, deux facteurs principaux expliquent la réussite du système finlandais : le niveau très important d'investissement de la collectivité et la prise en compte de l'enfant (et non de l'élève) dans le système éducatif.

vendredi 7 décembre 2007

2ème rencontre des blogs d'expression locale

Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui ont voté pour mon blog au concours des blogs d'expression locale. Grâce à vos votes, mon blog est placé au 10e rang du 2ème concours sur un total de 120 blogs inscrits. Voici le classement des internautes :



1. Aubusson
2. Un Fontainois à Pékin
3. Pour faire avancer la terre
4. Dans mon HLM
5. Creusot Infos
6. La piquouse de rappel
7. Cholet Blog
8. J’irai revoir ma Normandie
9. MonBouge
10. Le blog de Vincent Jarousseau
11. Chroniques ma banlieue

Le Prix du blog d'expression locale sera attribué dans 5 catégories (un gagnant par catégorie) :
- blogs sur la vie locale (blogueurs indépendants, presse locale, sites officiels…),
- blogs consacrés à la culture,
- blogs à vocation économique locale (professionnels),
- blogs consacrés au social et à la santé,
- blogs consacrés au tourisme (chambre d’hôte, musée, produits du terroir…).

Le Prix du blog d'expression locale est attribué par le vote des internautes et par le jury. La note de chacun de ces deux groupes pèsera pour moitié dans le résultat final.
Critères de choix pour l'attribution des prix :
- le dynamisme (un site vivant publie régulièrement),
- la continuité (pour éviter les sites ephémères),
- l'ouverture : lien avec d'autres blogs ou sites (on n'est pas tout seul),
- l'expression : possibilité d'une expression plurielle par commentaire.

Résultat ce soir ou demain.

Menus de la Caisse des écoles, semaine du 10 décembre

Les restaurants scolaires viennent d'être montrés du doigt par une enquête de l'UFC Que choisir et les fédérations de parent d'élèves sur la part de responsabilité de la restauration scolaire dans l'augmentation de l'obésité infantile. J'ai donné mon avis à ce sujet dans un article publié hier. En attendant, je vous invite à prendre connaissance des menus proposés la semaine prochaine dans le 14e. Vérifiez par vous même l'équilibre des repas !

jeudi 6 décembre 2007

Le paradoxe du cartable lourd

Le 24 octobre dernier, je publiais un article intitulé "Le poids du cartable est-il excessif ?". Depuis, vous avez été plusieurs à réagir. Parmi les réactions, François Biebuyck, D.E.S. en ergonomie, secrétaire de la Belgian Back Society et président de la Commission scientifique de l'Association belge des kinésithérapeutes du sport a eu la gentillesse de m'adresser un texte qu'il a rédigé et qu'il me propose de publier ici. Il développe une thèse qui va à contre courant de l'opinion habituelle à propos du poids excessif des cartables. N'hésitez pas à réagir.

"Jusqu’au début du XIXème siècle, l’activité physique dynamique représentait environ 75% de l’activité quotidienne. Depuis des millénaires et jusqu’au début des années 1800, d’instinct,
l’homme avait compris qu’il fallait beaucoup bouger au quotidien. C’était bon ainsi. Aujourd’hui ce temps est réduit à une peau de chagrin pour bon nombre d’entre nous. Depuis environ 200 ans, à tort, l’homme essaye de convaincre son semblable que c’est bon, voire mieux ainsi. Puis de lui faire penser que le cartable est à l’origine de 50% des maux de dos des jeunes de 14 ans (Belga, dans La Libre Belgique du 30/10/07). C’est ignorer la physiologie de la croissance et des microtraumatismes répétés et le temps réel passé à porter ce concentré de savoir.

Sous prétexte que le port du cartable déclenche les premiers signes de fatigue après 10 minutes(dans « The journal of Electromyography and Kinesiology »), d’aucuns pensent nécessaire de règlementer, voire légiférer le poids de celui-ci. Ce serait un bien triste message subliminal à l’adresse de certains jeunes et de leur parents: « moins tu en fais, mieux tu te porteras ». A force de réduire (mais aussi d’augmenter !) – progressivement - au maximum toutes nos charges physiques générales et spécifiques, nous dégénérerons de génération en génération.

Depuis la révolution industrielle, insidieusement, l’être humain a augmenté son temps d’immobilité quotidien. Progressivement il s’est spécialisé au point d’arriver à un quotidien rythmé de gestes répétitifs ou de positions soutenues.

Heureusement, un vieux truc a refait surface: le sport. Il était supposé compenser tous ces manques et nous délivrer de tous les maux. C’était sans compter que ce même sport, si pratiqué de manière non diversifié et trop intense, fait la part belle aux lésions causés par des gestes … répétitifs. Revenons à notre électromyographe: qui arrête une activité sportive sous prétexte qu'après 10 minutes celle-ci déclenche les premiers signes de fatigue ?

Franchement, le problème de poids du cartable est moins qu’une goûte d’eau dans tous les océans du monde ! J’ai déjà pu exposer mon point de vue (dans La Libre Belgique, 06/09/2006) et je m’étonne que des associations de parents d’élèves s’inquiètent tant à ce sujet. Par contre, les heures d’immobilité sur une chaise à l’école (souvent en bois), ensuite sur une chaise au bureau (tiens, rembourrée celle là !) sont un réel déluge pour les (a-)dos du monde industrialisé.

Décidément, tout un symbole ce cartable, qui bientôt sera remplacé par un bout de chiffon faisant simultanément office d’ordinateur et de mouchoir auto nettoyant ! Ce cartable absent, sera-t-il aussi le seul à interroger nos enfants en lieu et place de leurs professeurs ? Et d’interpeller les parents ! Restons alertes à tout ce qui porte le qualificatif « trop ». Sportez-vous Bien !"

L'école n'est pas responsable de l'augmentation de l'obésité infantile

1,5 million d'enfants touchés, une augmentation de 50% de la fréquence du diabète, une diminution de 10 ans de l'espérance de vie : l'obésité infantile "est une véritable pandémie" annoncent les parents de la Fcpe et de la Peep, Ufc Que chosir et 3 autres associations.

On sait qu'aujourd'hui l'obésité infantile progresse de 6 % par an. Mais quelle est la part de responsabilité de la restauration scolaire ? Selon les études, celle-ci n'est pas négligeable puisque la moitié des établissements scolaires ne respectent pas les règles nutritionnelles. Celles-ci sont pourtant clairement précisées dans la circulaire de l'écolier de juin 2001, relative à la composition des repas servis en restauration scolaire.
Qu'est-ce que dit cette fameuse circulaire ? Elle prend en compte les nouveaux apports nutritionnels conseillés, définis par la communauté scientifique. Elle répond en cela aux problèmes soulevés dans le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) publié début 2000. Elle précise les besoins nutritionnels des enfants et des adolescents en intégrant en annexe la recommandation du Groupe permanent d'étude des marchés de denrées alimentaires (GPEM/DA) relative à la nutrition. La circulaire précise également les quantités minimales de protéines de bonne qualité ainsi que de calcium et de fer à apporter par repas. Par ailleurs, elle engage à développer l'éducation nutritionnelle et l'éducation au goût. Enfin, elle rappelle le dispositif réglementaire en matière de sécurité sanitaire des aliments et sa mise en oeuvre dans les établissements scolaires.

Autant vous dire que dans le 14e arrondissement, nous appliquons scrupuleusement cette circulaire. Pour reprendre l'étude d'UFC Que choisir et des fédérations de parents d'élèves, les écoles du 14ème arrondissement font parties des 20 % d'établissements qui affichent une information nutritionnelle sur les repas (code couleurs), des 30 % dont les repas sont élaborés par une commission des menus, des 50 % qui bénéficient d'un expert en nutrition. Je ne prétends pas que nous sommes parfaits, mais au moins, il semble que nous soyons plus exigeants que dans bien des communes.

L'application obligatoire de ces normes alimentaires dans la restauration scolaire est aujourd'hui préconisée par les associations. Je pense effectivement que la loi sera nécessaire pour faire appliquer ces recommandations. Après, il ne faut pas non plus accuser la restauration scolaire de tous les maux. Les repas consommés à l'école ne représentent après tout qu' 1/5 du total des repas consommés par un enfant et sont globalement équilibrés.

Si nous nous devons d'être irréprochables, il en va de même dans les habitudes de consommation au sein des familles. Et là, il y a beaucoup à redire. L'industrie agro-alimentaire a créé depuis des années des besoins de consommation inutiles (sauf pour les actionnaires) et qui expliquent en grande partie, la montée de l'obésité infantile. L'interdiction des pubs télé sur les produits déséquilibrés lors des émissions pour enfants pourrait constituer une première réponse.

mercredi 5 décembre 2007

Prise en charge des élèves en difficulté : la priorité des priorités !

Natahlie Mons, maître de conférences en sciences de l’Education à l’Université de Grenoble II et membre du consortium de PISA 2009 tire un enseignement principal de l'enquête Pisa 2006 : "les pays qui réussissent le mieux comme la Finlande ou la Corée sont également ceux qui ont le plus faible nombre d’élèves en grande difficulté scolaire. Pour améliorer nos performances, il ne faut donc pas aller vers un système éducatif élitiste qui viserait à développer une élite conséquente au détriment des élèves les plus faibles..."

Ce constat n'est pas en soi nouveau, bien au contraire puisque la proportion des élèves "en difficulté" ne cesse de progresser. En rapportant ce fait à ce que nous pouvons constater sur le terrain, il y a de quoi se poser des questions. Par exemple, les moyens du RASED (Les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) ne cessent de diminuer dans le 14e arrondissement. Cette tendance semble malheureusement se confirmer un peu partout.

Un groupe de professionnels de l’enfance vient justement d'alerter parents et acteurs du système éducatif, en lançant une pétition, pour dénoncer la confusion systématique faite aujourd'hui entre élèves en difficulté et handicapés. Effectivement, si les lois de 1975 et surtout de 2005 ont amélioré la prise en charge des enfants handicapés et leur scolarisation, elles ont eu pour effet pervers d'imposer un cadre institutionnel inadapté pour des élèves en difficulté, qui ne devraient pas relever des logiques médicales et institutionnelles du handicap. Selon les auteurs de la pétition, "Pour presque tous les autres aménagements de la scolarisation, la famille doit s’adresser à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), donc faire étiqueter son enfant comme « handicapé ».

Le quartier "Politique de la ville" dans le 14e bénéficie depuis peu du dispositif de "réussite éducative". Ce nouveau cadre institutionnel est l'occasion de mettre à la disposition de ces élèves en difficulté et de leurs équipes éducatives les outils nécessaires à une prise en charge adaptée. Cela passera nécessairement par des classes à effectifs réduits, par des moyens supplémentaires d'accompagnement individuel et surtout une vraie collaboration entre toutes les personnes concernées par l’éducation, le soin et la scolarisation des élèves en grande difficulté.

Signez la pétition

mardi 4 décembre 2007

Comment interpréter le rapport Pisa 2006 ?

La nouvelle vient de tomber, relayée tambours battants sur le site du Monde. Depuis la précédente enquête en 2003, la France n'a pas amélioré ses performances scolaires, au contraire. L'enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), menée par l'OCDE en 2006 et rendue publique, ce matin, confirme le classement médiocre de la France, déjà pointée du doigt par l'organisation internationale dans ses précédentes études de 2000 et de 2003 et qui passe en 6 ans du 10ème au 19ème rang sur 30 pays.
La question qu'il faut se poser est comment interpréter ces résultats ? PISA est sensé comparer avec les mêmes items ( culture scientifique, mathématique et littéraire) des systèmes éducatifs qui ont une histoire et des fonctionnements différents. D'une certaine manière, l'évaluation vise à mettre dans une seule norme des systèmes éducatifs, des cultures qui sont très différents. Dans une logique libérale, PISA relie systématiquement les résultats au niveau des investissements. Ainsi, des résultats insuffisants peuvent ainsi être utilisés pour justifier le désengagement public. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage...

Mais pour autant, faut-il minimiser les résultats du rapport de l'OCDE ? Je ne le pense pas. Les points faibles du système éducatif français sont fondés. C'est l'occasion de poser les vrais questions sur la qualité de notre système éducatif et en particulier sur la trop forte proportion d'élèves en difficulté et les inégalités scolaires croissantes.

Il est probable que dans les jours qui viennent, nous allons assister à une avalanche de déclarations. Par exemple, on entendra de la bouche du ministre, la nécessité de recentrer les apprentissages sur l'acquisition des savoirs fondamentaux. Pas très nouveau...Mais au-delà des "il faut", mettre en évidence lucidement les points faibles du système éducatif français est bien la première étape pour l'améliorer...

lundi 3 décembre 2007

1000 ambassadrices pour les sciences dans les lycées

Afin d'encourager les jeunes et en particulier les jeunes filles à s'engager dans la voie scientifique, la Mairie de Paris et trois associations, Femmes et Sciences, Femmes et mathématiques et Femmes Ingénieurs, lancent l'opération "1000 ambassadrices pour les sciences dans les lycées".

Cette opération se déroulera du 3 au 8 décembre, dans un grand nombre de lycées parisiens.
Pendant une semaine, à l’issue d’une formation, des jeunes femmes recrutées dans les universités et grandes écoles parisiennes ou dans les milieux professionnels iront dans les lycées de Paris, afin de donner envie aux jeunes filles qui pourraient être intéressées par les sciences de poursuivre leurs études dans cette voie. Ces ambassadrices, accompagnées de membres des 3 associations, exposeront leur propre expérience et dénonceront les idées reçues selon lesquelles les filles ne seraient pas faites pour les sciences.

La séance inaugurale de cette opération a lieu aujourd'hui au Lycée Paul Bert (14e). Une table ronde va y être organisée en présence de femmes scientifiques, parmi lesquelles Michèle Leduc, Présidente de la Société Française de physique et directrice de recherche au CNRS, Claudine Herman, 1ère femme à être nommée professeur à l'Ecole polytechnique, fondatrice de l'association Femmes et sciences ou encore Dominique Mathot, architecte en système d'information, Présidente du Women i technology IBM France. Cette table ronde sera animée par la journaliste Laure Adler.

Les indicateurs internationaux permettent-ils d'évaluer notre système éducatif ?

Le café pédagogique vient de publier un entretien très instructif avec Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l’Education à l’Université de Grenoble II, et membre du consortium de PISA 2009 (acronyme pour Programme international pour le suivi des acquis des élèves). Elle conduit actuellement, dans le cadre d’une recherche européenne Knowpol, associée au laboratoire OSC de Sciences-Po, une étude sur les usages politiques de PISA. Dans son récent ouvrage « Les Nouvelles politiques éducatives, la France fait-elle les bons choix ? », elle évalue les politiques éducatives françaises et permet de mieux comprendre certains facteurs explicatifs des résultats des enquêtes PISA, malheureusement trop souvent détournés à des fins politiques par les déclinologues du système éducatif français. Les résultats définitifs de cette enquête seront rendus publics demain par l’OCDE.

Lire l'entretien avec Nathalie Mons

samedi 1 décembre 2007

Journée mondiale de lutte contre le Sida dans le 14e

Ce spot de l'association AIDES date un peu, mais bon, je le trouve assez sympa.


AIDES

Aujourd'hui, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, la mairie du 14e renouvelle l’opération Café capote. 25 000 préservatifs masculins et féminins seront distribués dans la quarantaine de cafés de l’arrondissement qui participent à l’opération.

Des bénévoles de l’association Solidarité Sida, à qui seront reversés les dons collectés à cette occasion, et du Conseil de la jeunesse du 14e seront présents.
Ils rappelleront au public l’importance de la prévention en matière de lutte contre le Sida Les dons récoltés à l’occasion de café capote seront remis à l’association Solidarité Sida, mardi 4 décembre à 19h en mairie du 14e, au cours d’une soirée concert ouverte à toutes et tous.

Liste des cafés qui participent à l'opération