vendredi 13 mars 2009

Violences scolaires, l'échec de la répression

« Mon credo est de faire changer les mentalités (...). L’objectif est de faire baisser la violence de moitié en cinq ans. Je veux lever le tabou de la violence scolaire, prendre l’opinion à témoin et montrer ce qui a lieu réellement dans nos écoles. Si chacun prend conscience de la gravité de ce qui se passe, nous aurons plus de facilité à combattre le phénomène ».

Non, ces propos ne datent pas d'hier, ils ne sont pas une réaction aux violences qui ont émaillés le lycée de Gagny. Cette phrase a été prononcée dans le Parisien par un certain certain Xavier Darcos le 27 novembre 2002. Et bien sûr, la lutte contre la violence scolaire devait passer par un partenariat renforcé avec le ministère de l’Intérieur occupé par un certain Sarkozy Nicolas.

Depuis 2002, on peut mesurer le chemin parcouru et l’éclatant succès de la politique à dominante répressive et policière appliquée aux violences scolaires. Ce qui n’empêche pas le même Sarkozy de tirer profit des incidents de Gagny pour tenter de tirer la couverture à lui en annonçant une mesure dont on ne doute pas qu’elle sera aussi efficace que les autres : un « plan contre les bandes violentes », qui sera prêt d’ici la fin du mois. Dans 15 jours, donc, c’en sera fini de la violence à l’école ?

Evidemment non. Le phénomène de la violence à l'école s'inscrit dans un mouvement général d'accentuation de la violence dans les rapports sociaux. D'une certaine manière, nous prenons la dangereuse voie des Etats-unis. S'attaquer aux conséquences de la violence n'a rien changer depuis 2002 et ne changera pas plus demain. Mais l'exploitation de la peur demeure un filon inépuisable. Reste à savoir jusqu’à quand.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

le violence est en effet présente a un degré variable selon les secteurs.

et celle ci ne cessera pas avec la diminution du nombre d'encadrants dans les établissements scolaires.

néanmoins il est, je pense, judicieux de pointer du doigt et de mettre une pression au ministère de l'éducation ainsi qu'au ministre de l'intérieur sur cette idée d'implanter des forces policières dans les établissements.

ceci risque de rendre les tentions encore plus présentes.

par contre faire d'éventuelles formations aux surveillants ainsi qu'a l'ensemble du personnel encadrant qui consisterait a développer l'appréhension des problèmes qui peuvent survenir, mais aussi connaitre les différentes cultures rencontrées..

mais effectivement je pense que demander au ministère de l'argent pour l'éducation risque d'être un combat bien compliqué..

ensuite une idée pourrait être a développer, les jeunes aujourd'hui réagissent avec violence par ennuie et par affirmation de sois, il cherche leur place dans la société, ils cherchent une reconnaissance, c'est pourquoi développer des projets sur les thèmes de la violence menés par eux, mais aussi inclure dans les cours de sport du coatching ou autre peut être déjà un début.

les jeunes avec les projets prendront conscience et devront faire prendre conscience a leurs camarades des dangers d'une attitudes violentes. c'est par eux que doit passer la prise de conscience (et non par des forces policières) et pour le sport ils apprendrait a canaliser leurs pulsions.

enfin je pense qu'un jeune a besoin de soutien, c'est pourquoi lorsqu'il a des heures de poses ( des trous dans l'emploie du temps) il serait bon qu'il soit suivi, pour les cours, pour l'élaboration des projets, pour du soutien, voir même pour des taches administrative du lycée.
quelques lycées on mit en place un système d'assistant pédagogique, ceci est piste plus intéressante....

Vincent Jarousseau a dit…

Voilà des pistes intéressantes. néanmoins, je ne crois pas qu'il soit vain de continuer à revendiquer des moyens de pour l'éducation.

Anonyme a dit…

Je pense que ce que vous communiquer comme information c'est du déjà enttendu, vous critiquez sans apporter de solutions.

Que proposez vous?

Vincent Jarousseau a dit…

je n'invente rien évidemment. Après, je pense qu'il est toujours important de rappeler les déclarations du passé pour souligner l'inefficacité des politiques répressives dans une société de plus en plus violente. Je pense que dans un monde où l'argent, le pouvoir ont pris le pas sur nombre de valeurs, il ne faut pas s'étonner de ce qui arrive aujourd'hui. Ce que je propose, c'est un système éducatif où l'on aurait réellement les moyens de prendre en charge les élèves les plus difficiles, ce sont des politiques de soutien réel en direction des acteurs associatifs sur le terrain, dont on connait le rôle essentiel pour assurer de la cohésion social dans nos quartiers, c'est une organisation du travail qui ne déséquilibre pas comme c'est le cas aujourd'hui la vie des familles (travail le dimanche, heures supplémentaires). Je pourrai faire une liste encore très longue de propositions. Le fait est que ce gouvernement inscrit son action à rebours de ce qu'il faudrait faire.