vendredi 17 décembre 2010

Appel à projets : le sport au féminin

Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, la Ville de Paris lance un appel à candidature autour de deux thèmes : les projets d’éducation par le sport « Trophées Femmes en Sport » et les parcours de femmes citoyennes « Femmes d’Avenir ».

« Trophées Femmes en Sport »
Ils récompensent les meilleurs projets, actions ou stratégies en matière de développement de la pratique physique et sportive féminine ou mixte sur le territoire parisien. Cet appel à projets vise à soutenir et valoriser les « bonnes pratiques » citoyennes autour de la pratique sportive féminine développée par les associations.
L’annonce des résultats se fera dans les salons de l’Hôtel de Ville, lors de la Journée internationale de la femme le mardi 8 mars 2011. Les associations lauréates seront conviées et recevront une dotation financière. La dotation globale de cette opération à destination des associations s’élève à 16 000€.

Critères d’éligibilité
- Les associations candidates doivent être domiciliées à Paris intra-muros,
- Le sport comme levier éducatif : projet qui utilise la pratique sportive comme outil d’insertion ou d’éducation,
- Action s’inscrivant dans la durée, réalisée, reconduite ou en projet (non ponctuelle ni événementielle, sauf dans le cas où l’événement est le point d’orgue d’une démarche pédagogique globale),
- Action s’inscrivant dans l’une au moins des 4 thématiques suivantes :
. autour de l’éducation, de la citoyenneté et de la lutte contre les discriminations
. autour du sport et de l’insertion professionnelle
. autour du sport et du handicap
. autour du sport et de la santé.

« Femmes d’Avenir »
C’est une récompense à destination des bénévoles pour leur investissement exemplaire à Paris ou leur parcours, quelle que soit la nature de leur engagement (dirigeante, arbitre, sportive, éducatrice…).

Comment postuler ? Qui contacter ?
- Dossier à télécharger sur paris.fr ou à retirer à la Direction de la Jeunesse et des sports au 25 boulevard Bourdon (4e) (bureau 331 bis) Métro : Bastille (lignes 5 et 1).
- Dossier à retourner avant le 31 janvier 2011 à femmesensport@paris.fr ou à la Direction Jeunesse et Sports, 25 Boulevard Bourdon (4e) à l’équipe Femmes en Sport, bureau 331 bis.
- L’équipe Femmes en Sport : 01 42 76 20 20

Fichiers en téléchargement

lundi 13 décembre 2010

Expo : "Avoir 20 ans à Cuba, jeunesse(s) d'hier et d'aujourd'hui"

A l’âge de 20 ans, Aurélia se questionne sur la réalité de la vie à Cuba, un pays qu’elle ne connaît que par ses lectures et les médias. Elle décide alors de partir à la rencontre des jeunes (et moins jeunes) Cubains. Différences, similitudes entre la jeunesse passée, celle qui lui est contemporaine et sa propre jeunesse, elle revient à Paris avec des photos et des témoignages qu’elle vous invite à découvrir le temps d’une exposition.

Aurélia Saint Just est lauréate Paris Jeunes Aventures 2010 et a, dans ce cadre, bénéficié d’une aide financière pour réaliser son voyage. Vous aussi, réalisez votre projet de voyage en déposant un dossier avant le 1er février 2011.

Antenne Jeunes Didot - 40, rue Didot - 75014 Paris - 01 45 39 51 90

jeudi 9 décembre 2010

105 ans de séparation des Eglises et de l'Etat

C'est aujourd'hui l'anniversaire du vote de la loi de 1905, dite de "Séparation des Églises et de l'Etat" ; cent cinq ans, voilà qui n'est pas mal, pour un texte plus que jamais au coeur de nos préoccupations. Rien à redire, rien à jeter, ce texte répond à de multiples questionnements. Cependant, cette loi est aussi volontairement réinterprétée par une frange importante de faiseurs d'opinion, qui ont une lecture mythologique de la 3ème République. Retour sur le passé et le présent.

A l’initiative d’Aristide Briand, député socialiste, la loi de la séparation des Églises et de l’État fut votée le 9 décembre 1905. Elle concernait les Catholiques mais aussi les Protestants luthériens, les Protestants calvinistes et les Juifs. Il faut dire que depuis 25 ans, de graves tensions opposaient le pouvoir républicain et l’Église catholique.

Au sein du pouvoir républicain, deux théories s’affrontaient. Les héritiers des Jacobins prônaient la suppression pure et simple de la religion chrétienne en souhaitant la confiner au domaine purement privé. Les autres comme Jean Jaurès et Aristide Briand souhaitaient que l’Etat demeure neutre envers toutes les religions en garantissant la liberté de conscience conformément à la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen.

La nouvelle loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat, au lieu d’être répressive, proclama la liberté de conscience en garantissant le libre exercice des cultes. De fait, l’État manifestait sa neutralité religieuse tout en garantissant le libre exercice des religions dans le respect de celles d’autrui.
Au moment de sa promulgation, cette loi ne concernait que les catholiques, les protestants et les juifs. Les musulmans étaient encore minoritaires en France et l’islam tel qu’on le connaît aujourd’hui, encore inexistant.

Voilà pour le passé. Mais aujourd'hui qu'en est-il réellement du présent ? Notre mémoire collective autour de la loi de séparation de l'Église et de l'état s'inscrit dans un processus plus large de "renaissance républicaine" qui a le principal défaut, selon moi, de
fournir à l’ego national une conscience décalée de lui-même. En somme : un miroir flatteur, un discours sur un passé glorieux. Cette renaissance alimente un consensus conservateur. Ainsi, aujourd'hui le fait est que notre société n'accepte pas ou mal que l'on puisse être français et musulman.

C'est l'idée que traduit Béatrice Durand dans son dernier ouvrage "La nouvelle idéologie française". Morceaux choisis :
"L’idée républicaine française, dans ses versions agressives, sert de ciment idéologique à un chauvinisme masqué, à un nationalisme qui ne dit pas son nom. Elle est solidaire d’une conception autoritaire et nostalgique de l’école ; Elle ne combat pas l’injustice et l’exclusion de manière très volontariste. […] Le surmoi républicain dont s’est ainsi trouvée pourvue la société française n’est pas étranger à l’arrogance avec laquelle ce pays se présente à lui-même et au reste du monde. […]

Ce qui est arrogant, en revanche, c’est l’image que la renaissance du républicanisme a fournie à la société et que diffusent ses élites politiques et intellectuelles. Il n’est pas sain pour une société de cultiver une image d’elle-même qui diverge si cruellement de ce qu’elle est vraiment.
La critique du néorépublicanisme qu’on vient de lire ne vise aucun des principes républicains fondamentaux. […] La critique visait seulement leur réinterprétation récente. »

lundi 6 décembre 2010

Ciné-Jeunes-débat autour du documentaire "Musulmans de France"

Qu'est-ce que ça veut dire être Musulman, dans la France d'aujourd'hui ? Est-ce croire en Dieu et prier ? Avoir des racines de l'autre côté de la Méditerranée ? Comment l'Islam est-il devenu en cent ans la 2ème religion de France ?

Cette fresque passionnante et inédite raconte un siècle de présence musulmane en France. De l'arrivée de quelques milliers de Kabyles dans les mines du Nord en 1904 à la nomination de Rachida Dati, Fade...la Amara et Rama Yade au gouvernement en 2007. Une histoire tumultueuse faite d'attirance et de rejet. De violence et d'amour. Notre histoire commune.

Cette projection-débat, qui aura lieu vendredi 10 décembre à 19h au cinéma l'Entrepôt, est une initiative du Conseil de la Jeunesse du 14e. Ce sont les deux derniers épisodes (« Immigrés 1945 - 1981 » et « Français 1981 - 2009 ») qui seront diffusés.

Le réalisateur du documentaire, Karim Miské sera présent à l'issue de la projection pour débattre avec la salle, ainsi que Bariza Khiari, Sénatrice de Paris (PS).

Cinéma l'Entrepôt 7-9 rue Francis de Pressensé - Paris 14e Métro : Pernety L'entrée est gratuite pour les moins de 25 ans.



Bande annonce - Musulmans de France
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